Les phobies

Une phobie est en général une peur qui n’a pas de raison d’être, elle est irrationnelle. Ça n’est pas une peur sans objet puisque les phobies peuvent être liées à des animaux, des situations, des personnes etc.

Pourtant il existe ce que l’on appelle des phobies spécifiques. Ces peurs incontrôlables, irrationnelles, déclenchent chez le patient qui en est atteint des angoisses qui le terrifient.

En psychanalyse, les phobies les plus fréquemment rencontrées sont celles liées aux animaux (les araignées, les souris, les reptiles), mais d’autres peuvent être également citées, notamment celles liées aux oiseaux, aux chevaux et aux animaux de compagnie

Ces phobies peuvent se déclarer à tout âge, mais elles ont une source inconsciente que seul un travail profond pourra éclaircir et expliquer.

La source même de ces peurs irrationnelles, phobiques, sont très souvent liées non pas à l’animal lui-même mais à ce qu’il produit, à des composants en relation avec certaines parties de son corps : cela peut aller du mouvement qu’il pourrait faire, des sons qu’il peut émettre ou d’une peur que l’animal lui-même soit en contact direct avec le phobique.

Certaines de ces phobies ont un caractère handicapant puisqu’elles peuvent figer le patient, le rendre incapable de bouger, voire de réfléchir, de réagir raisonnablement à une situation donnée. Ces peurs peuvent également engendrer une incapacité à réaliser telle ou telle activité.

En dehors de cette phobie des animaux, il existe d’autres phobies dont les éléments sont dits phobogènes : ils sont cette fois-ci liés à des éléments naturels tels que les éclairs, le tonnerre, la peur du vide, l’aquaphobie, la peur du noir.

Il est possible de dire qu’en consultation le praticien verra beaucoup de femmes en souffrance fasse à ces phobies, peut-être parce qu’elles ont plus de facilité à en parler et ne ressentent pas le besoin de cacher ces peurs.

Les hommes sont également concernés mais ont sans doute plus de mal à avouer leur peur. Cette dernière étant souvent liée à un caractère spécifiquement féminin donc à un manque supposé de virilité.

Ces phobies, quelles que soient les éléments qui les composent, ne sont pas à prendre à la légère puisqu’elles peuvent être handicapantes

Publiée dans le huffington post



Rodolphe Oppenheimer

Psychanalyste
Membre associé de l’Institut National de Psychanalyse
Adolescents et Adultes

8 Place des Martyrs
92110 Clichy

Tel: 07 52 03 82 01

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