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Basophobie

Les phobies sociales ont des origines complexes qui ne sont pas encore bien définies aujourd’hui. La chimie du cerveau néanmoins, associée à un traumatisme, peut créer une phobie que seul un spécialiste de santé mentale est en mesure de soigner. La basophobie correspond à la peur de ne pas pouvoir marcher et/ou se tenir debout ; elle peut être associée à l’ambulophobie, qui elle renvoie uniquement à la peur de marcher. Comment fonctionne cette peur ?

Comment reconnaître qu’une personne est atteinte de basophobie ?

La basophobie vient du mot grec « baso » qui signifie « action de marcher », et de « phobie » qui signifie « Peur ». La basophobie est généralement causée par une combinaison d’évènements externes et de prédispositions internes (génétiques ou héréditaires) ; un évènement traumatique qu’une personne a subi dans son enfance ou dans sa jeunesse peut ainsi se répercuter fortement sur le reste de sa vie.

Concernant les symptômes de la basophobie, ils varient d’une personne à l’autre en fonction du niveau de sa peur. Les symptômes sont principalement les suivants : une anxiété extrême, des attaques de panique, des essoufflements, une respiration rapide, un rythme cardiaque irrégulier, une transpiration excessive, des nausées, une bouche sèche, une incapacité à articuler des mots ou des phrases, une peur de marcher ou de tomber de sa propre hauteur. Ces symptômes ressemblent à ceux des autres phobies spécifiques.

Comment soigner la basophobie ?

Plusieurs moyens permettent de soigner une phobie mais cela nécessite tout de même l’intervention d’un spécialiste de santé mentale. Les principaux moyens préconisés pour leur efficacité sont :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC): elle consiste à améliorer progressivement les pensées de la personne pour lui faire accepter sa peur. Le spécialiste de santé mentale analysera à travers différents entretiens les origines de la peur de l’individu et transformera les pensées négatives à l’origine de la phobie en pensées positives et rationnelles. Cette approche peut être associée à une psychanalyse, qui elle aura vocation à trouver dans l’inconscient la raison de la peur de tomber de sa propre hauteur. Les effets de la TCC se font ressentir rapidement ; entre la 4ème et 5ème séance, le patient commencera déjà à ressentir un certain soulagement.
  • L’utilisation de médicaments : c’est également un moyen de lutter contre la basophobie, mais il faut noter que ceux-ci peuvent avoir des effets secondaires sur le patient, et le sevrage peut parfois être difficile. Il est également important de noter que les médicaments ne guérissent pas les phobies. Au mieux, ils suppriment temporairement les symptômes mais n’en soignent pas les causes profondes. Les médicaments peuvent cependant être utilisés en association avec les autres méthodes de traitement, et ce uniquement sur prescription médicale.
  • L’hypnothérapie : cette thérapie consiste à amener une personne à ouvrir son subconscient à la suggestion, afin de modifier un ou plusieurs comportements et d’y insérer des pensées positives, qui progressivement effaceront les idées liées à la peur. Lorsqu’on s’adresse directement au subconscient, il peut être possible de trouver le problème qui déclenche la phobie et d’introduire de nouvelles idées et suggestions positives. Celles-ci vous aideront à apporter les changements désirés, comme la possibilité d’aller librement où vous le souhaitez, à condition que cela ne soit pas dangereux physiquement ou psychiquement.
  • La psychologie énergétique : cette approche mobilise diverses techniques, telles que l’acupression, le yoga, le prana et la médecine énergétique. Cette thérapie permet d’apprendre des gestes simples et des méthodes douces afin d’apporter différents changements dans une vie. Ces techniques stimulent des points d’énergie à la surface de la peau, qui, associés à des procédures psychologiques spécifiques, peuvent modifier l’électrochimie du cerveau.

Il y a donc plusieurs moyens de soigner la basophobie. Le psychothérapeute, le thérapeute en thérapie comportementale et cognitive, avec ou sans la réalité virtuelle, ou encore le psychanalyste sont autant de spécialistes qui pourront vous aider. Ils vous conseilleront la méthode et l’approche thérapeutique la plus adaptée, en fonction de votre réceptivité. La basophobie doit être soignée rapidement pour ne pas laisser ce handicap devenir trop invasif dans la vie quotidienne de la personne ; il ne faut pas hésiter à demander l’avis d’un professionnel. L’entourage du patient devra également intervenir s’il détecte les différents symptômes décrits, pour une prise en charge dès le début de la maladie.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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