Hylophobie

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Les forêts sont des choses magnifiques. Dans les films et les histoires pour les enfants, elles recèlent toujours quelques mystères que nous n’arrivons pas à expliquer et qui éveillent toujours la curiosité des héros. C’est aussi un lieu de repos où on peut respirer de l’air frais pour certains et un lieu de frayeur contenant des maléfices, des sorciers et des monstres pour d’autres. Ces « autres » sont surtout des gens qui ont vu trop de film d’horreur où des monstres pourchassent des personnes à travers une forêt. Bref, chaque personne a sa perception de la forêt. Toutefois, il y a des personnes qui ont  une peur irrationnelle de la forêt et la simple idée d’y entrer tétanise ces gens. Ces personnes sont atteintes d’hylophobie.

Quelles sont les origines de l’hylophobie ?

Comme nous l’avons vu précédemment ce sont les histoires qui nous ont bercées durant notre enfance sur le mystère des forêts qui parfois nous conduisent à avoir peur de celles-ci. Il se peut également que durant l’enfance, la personne atteinte de l’hylophobie se soit perdu dans la forêt et est resté seul durant une période plus ou moins longue et c’est encore pire si c’est pendant la nuit. Cet évènement peut provoquer un traumatisme important chez l’enfant et le conduire à ne plus avoir envie d’entrer dans une forêt. En devenant adulte, cette personne fera tout pour éviter les forêts et la visualisation des images contenant des forêts que ce soit dans un film ou dans un dessin animé peut provoquer de l’angoisse chez l’hylophobe. Donc, fini les promenades en forêt et les piqueniques.

Des symptômes physiques permettent d’identifier une personne atteinte d’hylophobie notamment au contact de la situation phobogène :

  • Sueurs abondantes
  • Pâleur
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Vertiges
  • Sensation d’engourdissement dans les membres
  • Evanouissement (dans les cas extrêmes)

Mais la personne atteinte d’hylophobie est aussi facilement identifiable car sans aucune raison valable elle refusera toutes propositions d’entrer dans une forêt. C’est l’évitement et c’est un système de défense naturel que la personne ou utilise pour se protéger de sa peur. Il se peut même que la personne s’évanouisse lorsqu’elle a épuisé tous les recours possibles pour éviter la situation phobogène et lorsque les symptômes mentionnés précédemment commencent à s’intensifier.

Comment soigner l’hylophobie ?

Comme toutes les autres phobies, la peur de la forêt peut aussi se soigner. Cependant, il faut commencer rapidement pour éviter que cela n’empiète sur la vie quotidienne de la personne. Certes, les situations phobogènes sont rares mais ça peut arriver que la personne reçoive des invitations qui pourraient l’exposer.  Bien sûr, les personnes qui ne connaissent pas sa phobie percevront le refus catégorique comme une mauvaise chose.

Pour éviter ce genre de situation qui viendrait pourrir notre quotidien, il serait judicieux de se rapprocher d’un médecin spécialiste dans la santé mentale. Une thérapie adaptée sera mise en place une fois que la cause de la phobie ainsi que les situations phobogènes seront identifiées clairement. Il existe plusieurs types de thérapies que nous pouvons utiliser pour soigner l’hylophobie dont l’hypnothérapie et la thérapie cognitive comportementale. Cette dernière a connu plus de succès car l’approche utilisée est tellement plus confortable pour le patient qui est stimulé à accepter progressivement l’idée que la forêt est un lieu formidable et qu’il n’y a pas forcément des monstres ou des tueurs en série dans ces endroits. La personne doit accepter que même si la forêt recèle plein de dangers il y a tout de même des gardes forestiers qui pourraient nous secourir en cas de besoin et il suffit également de rester prudent pour éviter de se blesser. L’idée principale de la thérapie est de montrer à la personne que la forêt est un endroit où on se repose pour prendre de l’air frais.

Bien que l’hylophobie ne soit pas vraiment handicapante, il faut tout de même la soigner car en tant que phobie elle constitue toujours un blocage pour certaines situations. Les proches sont sollicitées pour emmener les personnes atteintes de l’hylophobie vers les docteurs si ces dernières sont réticentes. Il vaut mieux soigner dès que la maladie est à un niveau encore gérable et tant que la prise d’anxiolytique pour calmer les angoisses n’est pas encore nécessaire car les médicaments sont parfois plus nocifs que curatifs.

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