La mélancolie

La mélancolie

Terme souvent utilisé de façon banale, la mélancolie désigne un trouble mental. Comportement d’abandon de soi et de fatalisme, il est parfois difficile de faire la part des choses entre une personne sujette à la mélancolie et les troubles bipolaires. En effet, il s’agit plutôt d’une différence d’intensité et de cause. Voici la synthèse des informations générales sur la mélancolie.

Qu’est-ce que la mélancolie ?

Il convient d’abord de distinguer la mélancolie du comportement maniaco-dépressif ou troubles bipolaires. Ce dernier se caractérise par l’alternance de phases maniaques et mélancoliques (phase dépressive, perte de l’estime de soi, idées suicidaires, parfois). Ces troubles de l’humeur se manifestent avec une intensité plus ou moins importante, selon les individus.

La mélancolie est un stade évolutif de la dépression. Elle est caractérisée par divers symptômes : isolement, apathie,  sentiment de dégoût pour sa propre personne, perte d’intérêt pour le monde extérieur ou les relations sociales. C’est un trouble qui touche essentiellement les femmes après un deuil ou à la cinquantaine. Les personnes mélancoliques présentent également des comportements obsessionnels tels que la minutie, la manie de l’ordre et l’obstination.

Les tendances mélancoliques

Les personnes mélancoliques sont des personnes  qui se ferment au monde extérieur. Rien ne les intéresse. Ce sont des personnes très pessimistes. Elles ont une estime de soi fortement diminuée. Elles présentent également les symptômes de la dépression nerveuse telles que l’insomnie, la perte de vitalité et d’énergie. Leur corps et leur esprit  sont ralentis.

Il existe deux types de mélancolies : la mélancolie stuporeuse et la mélancolie anxieuse. La première se manifeste par un ralentissement physique et psychologique. Le sujet perd totalement son dynamisme sur tous les plans. Ce qui lui confère un air indolent et détaché pour toute chose. Dans le deuxième cas, la mélancolie anxieuse, le patient est sous l’emprise d’un sentiment impérieux de désespoir, de dégoût de lui-même. Il présente même une forte tendance au suicide.

Soigner la mélancolie

Les personnes mélancoliques doivent absolument être prise en charge. Dans certains cas, une hospitalisation est nécessaire, du fait de l’intensité de leur dépression et de leurs tendances suicidaires. Les anti-dépresseurs associés à  une psychothérapie sont préconisés. S’il s’agit d’une mélancolie profonde, les psychiatres préconisent parfois la pratique de l’ECT (électro convulsivothérapie).

Dans d’autres cas, le médecin prescrit des régulateur de l’humeur ou thymorégulateurs. Le risque de récidive reste possible. Les spécialistes supposent même que si la cause profonde n’est pas découverte, cela ralenti ou altère le bénéfice des traitements.

En résumé, on peut distinguer la mélancolie des troubles bipolaires. C’est un trouble très destructeur pour le patient, qui présente des signes de grande souffrance. Il convient donc de traiter cette pathologie le plus rapidement possible.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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