Les signes avant-coureurs de la phobie sociale

Les signes avant-coureurs de la phobie sociale

Phobie sociale : comment la reconnaître ?

Il existe plusieurs troubles psychologiques facteurs d’isolement envers autrui. La phobie sociale est un de ces troubles. Elle se caractérise par une peur aiguë des autres. La relation sociale est vécue comme une expérience traumatisante pour les sujets phobiques. Cette affection touche environ 5 % de la population française. Heureusement, il est possible d’y remédier en consultant un thérapeute.

Qu’est-ce que la phobie sociale ?

Avant tout, il convient de définir la notion d’anxiété sociale normale afin de comprendre sa particularité. La peur d’être confrontée à un public inconnu est quelque peu normale. De nombreuses personnes timides en souffrent. Dans ce sens, craindre une présentation publique n’est en rien pathologique. En revanche, si une personne évite ce genre de situation à tout prix, on peut poser un possible diagnostic de phobie sociale.

Dans le cadre d’une anxiété dite « classique », elle se manifeste par une simple gêne. Ce qui n’est pas le cas pour une personne phobique. Le sujet éprouve, dans ce cas, plus d’angoisse qu’un sujet dit “classique”. Face à une situation qui est susceptible de le mettre en contact avec d’autres personnes, il présente des symptômes de grande anxiété, voire d’attaque de panique avec des symptômes comme la dépersonnalisation et la déréalisation, des notions dont on parle peu mais qui sont une souffrance à l’état pur.

Il existe des situations que les personnes concernées par ce problème redoutent par-dessus tout, comme une épreuve de performance (examen,  entretien, ou encore prise de parole en public). Les sujets peuvent également avoir peur de s’exprimer ou d’être observé. En effet, ils interprètent mal les réactions des gens qui les entourent et se sentent jugés en permanence.

Les symptômes évocateurs de phobie sociale

La phobie sociale se manifeste différemment selon les individus.  En effet, entrer en contact avec des étrangers relève du parcours du combattant pour les gens atteints de cette phobie. Que ce soit dans une nouvelle école ou une entreprise, ou encore lors d’un événement communautaire. Les difficultés relationnelles sont souvent tenaces. Certains symptômes sont reconnaissables très rapidement :

  • Tachycardie
  • Sueurs
  • Nausées
  • Malaises
  • Vertiges

Ces signes surviennent dans diverses circonstances, comme dans des situations de stress intense ou lors d’une situation entraînant de l’anxiété, dans la vie quotidienne. Toutefois, s’ils se répètent dans le cadre de relations sociales régulières chez les sujets présentant une anxiété quant aux rapports avec les autres. Dans ce type de cas, ils peuvent se révéler être des symptômes de phobie sociale.

Sachez d’ailleurs que l’on distingue différents types de phobies sociales comme la peur de rougir (éreutophobie), la peur de parler (logophobie) ou la peur du contact physique avec autrui (haptophobie). La phobie scolaire fait également partie des phobies sociales recensées.

Quel traitement mettre en place ?

Bien que les origines de la phobie sociale soient en partie méconnues, il semble que cette pathologie prenne racine de manière précoce chez l’individu (avant 15 ans). Des facteurs génétiques, ainsi que des manques en matière d’éducation (notamment au cours de l’adolescence) pourraient favoriser son apparition.

Il est important de mettre en évidence la pathologie sous-jacente afin d’éviter l’aggravation des symptômes. En effet, en l’absence de traitement, les troubles évoluent vers lune angoisse intense, ou un trouble anxieux généralisé (TAG) avec des crises de paniques ou des syndromes de dissociation (déréalisation / dépersonnalisation). Il ne faut donc pas hésiter à consulter un médecin, en première intention, si vous éprouvez des difficultés de ce genre. Ce dernier vous dirigera vers un thérapeute spécialisé dans ce domaine.  Cela peut être un psychanalyste ou un spécialiste des thérapies comportementales et cognitives dites TCC. Cette dernière technique consiste à mettre le patient très graduellement face à ses peurs et à lui apprendre des exercices pour lui apprendre à faire baisser son niveau de stress. Petit à petit, le sujet va s’habituer aux situations phobogènes et redoutera de moins en moins de s’exposer à ces situations. Le thérapeute peut accompagner le patient dans les lieux qui l’inquiètent ou le faire à l’aide d’un casque de réalité virtuelle, il s’agit alors de TERV thérapie par exposition par la réalité virtuelle. Il peut aussi préparer son patient pour que ce dernier se déplace seul à la seule condition de le faire en douceur. Le patient et son thérapeute feront ensemble le point sur l’avancée du traitement.

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