Syndrome prolongé de sevrage : comment y faire face ?

Syndrome prolongé de sevrage : comment y faire face ?

Un syndrome de sevrage prolongé correspond à l’ensemble des symptômes qui se manifestent après un processus de sevrage intense. Cela est dû à la toxicité médicamenteuse ou de  manque trop intense. Ce type de malaise provoque un trouble psychologique et atteint également le fonctionnement du système musculaire. Il existe de nombreuses solutions pour faire face à un syndrome prolongé de sevrage.

Les symptômes de sevrage prolongé au niveau psychique

Le syndrome prolongé de sevrage déséquilibre l’état psychique, physiologique et physique d’une personne. Les symptômes d’un sevrage prolongé se manifestent d’une part au niveau psychique. Une personne atteinte de ce problème est souvent anxieuse, en état dépressif et la plupart du temps angoissée et en panique, ceci est causé par le stress.

Cette difficulté personnelle est d’ordre psychologique et physiologique. Cela peut créer et développer la peur de ne plus arriver à se sevrer. En effet, un sevrage de la toxicomanie est un processus très difficile à réaliser, il faudra un important effort et un courage sans limite de la part du patient. Le manque même après un traitement et un sevrage peut encore exister et déstabiliser l’état mental et moral du patient.

Pour calmer son stress et son angoisse, il faudra prendre une dose de produit prescrit par le médecin pour calmer cette sensation. Cela sera un médicament choisi par le médecin seul apte à faire ce choix.

Les symptômes de sevrage prolongé au niveau physiologique et physique

Les personnes qui sont en proie à un syndrome prolongé de sevrage peuvent sentir une sensation cutanée inhabituelle, une sensation de brûlure dans les membres, une douleur permanente dans le corps ou même des crampes. Ces maux peuvent  être accompagnés de tremblements ou de spasmophilie. Le syndrome prolongé de sevrage provoque physiquement un trouble du système physiologique et une douleur intense dans certaines parties du corps.

Pour y remédier, les antidouleurs et les sédatifs peuvent être efficaces, mais à une dose prescrite par un médecin. Si les symptômes persistent, il faut en parler à son médecin pour qu’il réajuste le cas échéant le traitement pour le syndrome de sevrage.

Les erreurs à éviter en cas de syndrome de sevrage prolongé

La première erreur à éviter en cas de syndrome prolongé de sevrage est la prise de produits à la demande. Ce genre d’initiative ressemble à une consommation régulière de produits toxiques dont on souhaite justement se débarrasser. Cela peut créer un risque de dépendance supplémentaire. Il faut programmer la prise de médicament en fonction de la prescription médicale de  façon à  éviter un sentiment de manque trop aigu et douloureux pour l’état mental et physique.

L’arrêt brutal de la consommation de produit  toxique ou de substitution est également déconseillé si l’on identifie un symptôme de sevrage prolongé. On expose le corps à un état de manque extrême qui est très dangereux pour la santé mentale et l’équilibre psychologique.

L’ajout d’autres médicaments fait aussi partie des erreurs à éviter en cas de symptôme de sevrage, si cel n’est pas prescrit par un médecin. On essaie tout simplement de rééquilibrer le sous-dosage, mais on n’ajoute pas d’autres produits ou d’autres médicaments sans autorisation préalable de son médecin. Cela pourrait provoquer une contre-indication et peut être un problème digestif.

Si le médecin opte pour les antidépresseurs pour calmer les douleurs ou la manque, il faudra qu’il diminue ou augmente  la dose pour trouver le confort nécessaire à son patient, mais ne surtout pas rentrer dans une auto médication. Enfin, on peut aussi entamer une psychothérapie.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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