Syndrome de Noé 

Syndrome de Noé 

Syndrome de Noé : elle vit avec des chats, et votre voisine était malade ?

C’est monnaie courante dans la société française. On voit beaucoup de personnes vivre avec des animaux de compagnie, mais non pas un ou deux. Ils en ont toute une meute à la maison. On rit souvent en pensant à leur condition de vie. Mais s’il y avait une explication à leur cas ? Et si votre voisine qui vit avec des centaines de chats était malade ? Voici ce que vous devez savoir sur le syndrome de Noé.

Définition du syndrome de Noé

Comme son nom l’indique, cette pathologie consiste en l’accumulation d’un grand nombre d’animaux de compagnie à son domicile. Cela peut être des animaux de la même espèce ou de différentes sortes pour peu que leur nombre dépasse l’entendement.

C’est une maladie mentale, on peut y voir de la maltraitance dans la mesure ou les animaux sont entassés les uns contre les autres. En effet, le sujet ne peut s’empêcher d’accumuler des bêtes alors que l’espace, la nourriture et le temps pour s’en occuper lui manquent.

Les femmes sont les plus victimes du syndrome de Noé. Elles ont généralement du mal à vivre seules, et ce, un peu plus quand elles atteignent la soixantaine.

En 2017 dans un petit studio pas moins de 130 chats ont été découverts.

Un trouble qui date de l’enfance

Le syndrome de Noé n’est pas une chose anodine. C’est généralement le signe d’un mal-être profond. C’est la conséquence d’un trouble qui date de l’enfance : maltraitance, violence ou la plupart du temps un manque d’affection.

Plus qu’une simple envie d’accumuler des animaux de compagnie, le syndrome de Noé vise aussi à chercher de la sympathie et de la reconnaissance extérieure. En effet, celui ou celle qui en est atteint se fait voir comme un sauveur d’animal vis-à-vis de la société. Il ou elle a d’ailleurs du mal à accepter que leur situation ne soit pas une bonne chose pour les animaux qu’ils récupèrent.

Les symptômes

Comment être sûr que votre voisine est réellement victime du syndrome de Noé ? A-t-elle tendance à prendre ses animaux pour ses bébés ? Reste t’il de la place chez elle pour en accueillir de nouveaux, et continue-t-elle d’en accumuler ? Retrouvez-vous souvent des cadavres d’animaux à son domicile ou à proximité ? Va-t-elle souvent se faire vacciner ou se faire soigner pour des maladies qui sont transmissibles par les animaux envers les hommes comme les champignons, les allergies, les parasites, etc. ? Vous êtes certainement en face d’un cas de syndrome de Noé. Néanmoins, le lui faire accepter sera bien plus complexe qu’il n’y parait.

Quel traitement pour ceux et celles qui sont victimes du syndrome de Noé ?

Le syndrome de Noé est une maladie à part entière qu’il ne faut pas minimiser. Un accompagnement psychologique est de mise pour permettre à la personne qui en est victime de mieux vivre au quotidien, et de sauver par la même occasion les animaux de compagnie qui sont retenus en otage. Mais avant de se faire, il faut faire en sorte que votre voisine accepte son état.

Le psychanalyste peut proposer un accompagnement sur mesure pour chaque patient afin d’affronter le manque d’amour et la sensation de solitude. Il suffit de quelques séances de thérapie.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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