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Le syndrome de la maladie post-orgasmique

Le syndrome de la maladie post-orgasmique

On parle depuis quelques années avec un peu plus de facilité de ce trouble qui jadis était totalement tabou. Le syndrome de la maladie post-orgasmique, SMPO ou POIS en anglais, touche les hommes par définition. Il n’y a pas d’âge ou d’origine de prédisposition. Qu’est-ce réellement ? Comment se manifeste-t-il ? Comment le traiter ? Retour sur les choses à savoir sur cette maladie psychologique.

Une peur de l’orgasme

Dite ainsi, cette pathologie semble être absurde. Et pourtant, c’est ce qui explique le mieux le SMPO. Il s’agit d’un trouble mental qui vous pousse à avoir peur de votre propre sperme. Il n’est donc pas tant dû à l’orgasme qu’à l’éjaculation en elle-même.

C’est en 2002 que le phénomène commence à être évoqué et que les médias commencent à en parler ouvertement. Certains hommes deviendraient véritablement hypocondriaques après l’acte sexuel. Ils développent une phobie face à leur propre sperme.

Et si vous en souffriez ?

Il y a quelques signes qui ne trompent pas si vous souffrez du SMPO. Vous pouvez être victime de malaises incompréhensibles après un rapport sexuel. Vous pouvez devenir très irritable à l’idée de rapports sexuels ou de plaisir solitaire, ce qui, en soit, ne devrait pas être le cas. Certains vont même jusqu’à montrer des signes de dépression. Manque de concentration, isolement et fatigue chronique peuvent aussi être remarqués.

Des symptômes physiques s’accompagnent aussi : rhume, rhinite, myalgie, conjonctivite, ou grippe, le corps somatise ce que le conscient ne comprend plus. Dans quelques cas, le patient peut ressentir une vague de chaleur ou, au contraire, de froid intense.

Les symptômes se déclenchent immédiatement après l’éjaculation. Bien évidemment, après ce type d’expérience douloureuse à vivre, vous pourrez craindre de reprendre une vie sexuelle, à moins que vous ne choisissiez de vous faire traiter.  

Le syndrome de la maladie post-orgasmique se soigne

Contrairement aux idées reçues, le SMPO serait une véritable réaction phobique au sperme. Certains vivent avec la même pathologie depuis plusieurs années. Pourtant, ce trouble se soigne.

Les professionnels peuvent vous proposer différents traitements face à ce trouble. Les psychanalystes peuvent vous orienter vers un accompagnement psychologique pour vous permettre de mieux appréhender l’acte sexuel ou la compréhension du mécanisme de l’éjaculation. Il s’agira de suivre une thérapie et de parler de vos peurs et de vos sentiments. Cela vous permettra de trouver l’origine de votre angoisse.  Cette dernière a en effet une source inconnue quand il s’agit d’y réfléchir consciemment. 

Le suivi thérapeutique reste à présent le meilleur moyen pour venir à bout du syndrome de la maladie post-orgasmique. Les autres traitements comme la relaxation ou le sport sont importants, mais ne viennent qu’en soutien à la thérapie. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’une maladie physique, mais d’un trouble cognitif. Les traitements varient en fonction de chaque situation. La durée de la thérapie, la fréquence des séances varieront d’un patient à un autre par rapport à la réponse de ce dernier face à la cure. Si la psychothérapie ne fonctionne pas, on pourra proposer une thérapie comportementale et cognitive (TCC). Une première consultation permettra de confirmer l’existence réelle du trouble. Ensuite une stratégie sera mise en place entre le psychothérapeute et son patient pour progresser ensemble sur la voie de la guérison.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

La publication a un commentaire

  1. Robert

    Bonjour,

    Souffrant de SMPO, cet article m’apparaît comme vraiment très mal informé. D’où tenez-vous que la “meilleur explication” de cette maladie serait une phobie de son propre sperme ? J’ai lu des tonnes d’articles à ce sujet et je n’ai jamais vu cette hypothèse. La plupart des psychologues pensent pouvoir tout expliquer par le psyché et vous semblez tomber dans cet écueil. Quand on n’a qu’un marteau, tout ressemble à un clou.

    J’ai toujours eu une vision saine du sex, je n’ai pas eu de traumatismes sexuels et la vue de mon sperme ne m’a jamais causé de problème.

    Vous affirmez également que cette maladie se soigne, il s’agit d’une maladie rare, sous diagnostiquée et très peu documentée, avez-vous des exemples documentés de guérison par la psychothérapie ?

    Si votre article a été écrit avec l’honnêteté intellectuelle d’un scientifique respectable et pas par quelqu’un qui cherche à vendre ses services alors vous devriez partager vos découvertes à ce sujet, beaucoup de gens comptent sur vous.

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