Le syndrome de discordance : une forme grave de schizophrénie ?

Le syndrome de discordance : une forme grave de schizophrénie ?

Le syndrome de discordance : une forme grave de schizophrénie ?

C’est avant tout un syndrome qui exprime une forme de désorganisation psychique. Le syndrome de discordance présente le même désordre fondamental que le syndrome de dissociation ou le syndrome dissociatif.

Ainsi, la personne atteinte du syndrome de discordance adopte un caractère étrange au niveau de l’intellect, de l’affectif et du corps. D’un point de vue intellectuel, le syndrome de discordance entraîne des troubles du cours de la pensée. Le malade peut alors présenter un de ces symptômes : une pensée embrouillée, un discours sans fil d’idée cohérent, des associations d’idées incongrues, des perturbations de l’expression verbale ou encore un ralentissement de la pensée et une répétition incohérente de certains mots. En parallèle, le malade peut aussi avoir des troubles du langage, exprimer des pensées illogiques ou présenter des réactions émotives décalées comme des excès de rires, des gestes immotivés, etc.

Sur le plan corporel, le malade peut faire preuve de gestes maniérés ou stéréotypés. Il devient également très bizarre et s’adonne à toutes sortes d’impulsivité gratuite face à certaines situations banales de la vie quotidienne. Il ne faut pas s’étonner de les voir totalement immobiles, refusant tout contact et tout échange avec les autres. Cette manie peut entraîner d’autres maladies et peut se compliquer du fait qu’elle peut entraîner une dénutrition ainsi que d’autres accidents liés à l’alitement, comme les escarres et les phlébites.

Syndrome de discordance et schizophrénie : les liens

Il convient de signaler que le syndrome de discordance demeure une forme à la fois très rare de la schizophrénie. Il est d’ailleurs appelé schizophrénie catatonique.

Les meilleurs moyens d’y remédier

En tant que forme grave de schizophrénie, le syndrome de discordance exige un traitement désinhibiteur par sismothérapies. C’est un choix de traitement qui peut être adopté en cas d’urgence. Beaucoup de patients et de familles décident de le faire en premier recours à la maladie pour atténuer les crises, mais surtout pour éviter de les empirer. Par la suite, ils peuvent choisir d’autres options plus bénéfiques et durables.

D’emblée, les traitements antipsychotiques restent les plus préconisés par les médecins pour atténuer les troubles. Il peut être interessant également de recourir à d’autres types de traitements.

Généralement, il incombe aux psychothérapeutes aux psychiatres ou aux psychanalystes de faire cette remédiation cognitive afin de repositionner les pensées du patient. Il pourra, de ce fait, user de techniques cognitivo-comportementales qui agissent sur les différents éléments dissociatifs. La durée totale des thérapies peut alors varier d’un patient à l’autre en fonction de la gravité du trouble. Toutefois, pour une personne qui souffre d’une discordance et d’un rapport au monde assez complexe, l’intervention demeure assez délicate et exige une grande compréhension de la part des professionnels de santé qui devront la prendre en charge.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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