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Le stade phallique – Freud

Le stade phallique suit de près le stade anal qui, lui-même, vient après le stade oral. La zone érogène est centrée autour de l’urètre et de l’organe génital. C’est à cette période que le complexe d’Œdipe apparaît. C’est une étape décisive dans le rapport de l’enfant avec ses parents. Vers 1901, Sigmund Freud a commencé à mettre sur pied une théorie psychanalytique.

Le stade phallique : le troisième stade du développement psychosexuel de l’enfant

Freud donna une explication objective et systématique du développement psychique de l’enfant. C’est ainsi qu’il a pu dégager qu’il existe cinq stades de la libido. Ces stades sont : le stade oral, le stade anal, le stade phallique qui est une période de latence, et enfin le stade génital.

Comme nous pouvons le constater, le stade phallique survient après le stade oral et anal. Chacune de ces étapes est caractérisée par une zone érogène privilégiée. Dans le cas du stade phallique, il s’agit de la zone génitale. Toutefois, les zones privilégiées des stades précédents continuent à attirer l’intérêt de l’enfant, mais de manière plus atténuée. De ce fait, les intérêts pour chaque zone ne s’estompent jamais, ils se superposent.

Selon Sigmund Freud, le stade phallique est caractérisé par la différenciation des deux sexes avec une prédominance du phallus. À cela s’ajoute le complexe de castration aussi bien chez les filles que chez les garçons, et enfin, le complexe d’Œdipe.

 La différenciation sexuelle

La zone de l’urètre est la zone privilégiée pendant le stade phallique. Uriner devient pour l’enfant une source de plaisir et le contrôler lui procure un certain sentiment de fierté. Son activité, à caractère sexuel, préférée est de nommer, montrer et regarder ses parties génitales et celles des autres. Il se lance alors dans des comparaisons anatomiques. Il découvre également une forme de masturbation qui jouera un rôle majeur pendant ce stade.

Le principe de la différenciation est simple. Il est basé sur la présence ou l’absence du pénis. Les enfants, quel que soit leur sexe, se demandent s’ils en ont un. Cette préoccupation peut être une source d’angoisse, car le fait d’en posséder signifie la force et la plénitude. Pour eux, l’essentiel n’est pas la fonction, mais plutôt la possession.

La castration et le complexe d’Œdipe

La domination du phallus chez l’enfant est suivie par une angoisse de la castration. C’est le cas aussi bien chez les filles que chez les garçons. Ces derniers craignent qu’on vienne couper ou “castrer” leur pénis, tandis que les filles soupçonnent que quelqu’un soit venu couper le leur. Cette angoisse est l’expression de la prise de conscience de la différence des sexes.

Concrètement, le complexe d’Œdipe se manifeste par une attirance et un attachement au parent de sexe opposé d’un côté, et une rivalité avec celui du même sexe de l’autre. À cet égard, les filles auraient tendance à préférer leur père et rejeter leur mère, qu’elles cherchent à tenir à distance. En revanche, il se passe exactement l’inverse chez les garçons : ils se montrent beaucoup plus affectifs et plus attachés à leur mère et rejettent leur père.

Subitement, la relation à deux que l’enfant a connu jusqu’alors devient une relation à trois beaucoup plus complexe. Pour bien s’en sortir, il va se lancer dans une relation incestueuse avec le parent convoité. L’enfant va s’identifier à son parent rival pour ravir sa place.  

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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