La Sexualité Féminine et Masculine

La Sexualité Féminine et Masculine

Nous savons que la sexualité reste encore un sujet tabou chez certaines personnes. En psychanalyse, la sexualité féminine et masculine a été évoquée par plusieurs experts dans le domaine. Ici, nous l’aborderons d’une manière différente. Nous vous disons tout ici.

La sexualité féminine

Il faut dire que la sexualité féminine a été sujette à plusieurs discussions et théories. Freud a publié plusieurs œuvres sur cette sexualité. C’est à partir du complexe d’Œdipe qu’il propose la célèbre théorie de l’envie de pénis de la femme, qui se base sur l’espoir de la petite fille à avoir un pénis en grandissant. Durant cette période d’attente et d’espoir, elle projette tous ses désirs sur son père, ce qui la conduit à se détacher de sa mère. Une fois qu’elle comprend que le changement n’aura pas lieu, elle se détournera de son père. Freud explique que la sexualité féminine passe par beaucoup d’étapes complexes.

Plusieurs psychanalystes tels que Lacan ont par la suite poursuivi leur étude sur la sexualité féminine. Ses études l’ont conduit à conclure que la femme rejette et refoule une partie primordiale de sa féminité dans ce qu’on appelle la mascarade. Cette mascarade tourne autour du paraître et du masque. En d’autres termes, la femme fait de sa féminité un masque. De plus, elle cherche à être désirée et aimée dans cette mascarade.

En refoulant cette partie importante de la féminité, des symptômes et une souffrance apparaissent et se traduisent par des reproches faites à son partenaire par rapport au manque d’affection, à l’absence de communication. Selon lui, les refoulements du désir se trouvent derrière ces reproches, et que l’amour et le désir pour le partenaire se combinent.

La sexualité masculine

La sexualité chez les hommes est abordée d’une manière différente. Si la femme refoule sa sexualité dans la mascarade, il n’en est pas de même pour l’homme. Selon Lacan, le refoulement du désir masculin ne peut pas être identifié dans le corps de la femme. Quant à Freud, il estime que la sexualité masculine s’épanouit en se basant sur le fait de rabaisser la femme aimée. Le respect donné à une femme est donc synonyme d’amour et de respect profond de la mère.

Il conclut que l’amour et le désir ne peuvent pas être projetés sur une même personne. En d’autres termes, l’homme n’aime pas ce qu’il désire, et ne désire pas ce qu’il aime. Ainsi, l’amour constitue une vraie barrière au désir et à l’accomplissement de la sexualité masculine. Contrairement à la femme donc, l’homme ne peut pas combiner ces deux entités importantes.

Lacan propose, quant à lui, la théorie suivante sur la sexualité masculine et l’amour : l’amour requiert que l’homme donne ce qu’il n’a pas. Comme il possède tout ce dont il a besoin, il est donc plus difficile pour lui de procurer à la personne qu’il aime ce qu’il ne possède pas.

En bref, la sexualité féminine et la sexualité masculine sont complexes dans le domaine de la psychanalyse.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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