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La position paranoïde et la position dépressive

En tant qu’êtres humains, nous ressentons une multitude de sensations et de sentiments qui ne sont pas toujours positifs. Dans le cadre de la psychanalyse, des théories ont été proposées sur notre santé psychique. Focus sur la position paranoïde et la position dépressive.

La position paranoïde

Il faut savoir que la position paranoïde a été étudiée par Melanie Klein dans les années 1940. Selon elle, tout être humain doit l’expérimenter au cours de son développement. Elle propose notamment que la position paranoïde se distingue par la relation du petit enfant avec des objets partiels.

Ici, le nourrisson adopte un mécanisme de défense maniaque qui est principalement le clivage. Pour faire simple, le clivage se caractérise par deux attitudes psychiques contraires qui existent simultanément, sans qu’il y ait de l’influence venant des deux parts. Le clivage se traduit donc par l’interprétation de l’objet en « bon » et « mauvais » objet.

Il y a également projection de la part du nourrisson. Elle se caractérise par la méconnaissance de ses propres sentiments, ce qui le conduit à les localiser sur une autre personne. De ce fait, l’enfant ne pourra pas différencier le moi et le non-moi.

Contrairement aux propositions de Freud, il est supposé qu’il existe un moi et un surmoi à la naissance qui nous permettent de ressentir des sensations telles que l’angoisse ou l’anéantissement. Dans le cas où le nourrisson connaît majoritairement des expériences bénéfiques, son moi aura ainsi l’opportunité de se construire, d’optimiser une confiance assez importante pour avoir par la suite accès à la position dépressive.

La position dépressive

La position dépressive a également été théorisée par Melanie Klein dans le cadre de la psychanalyse. Selon elle, cette position survient à partir du quatrième mois de l’enfant. Selon ses théories, un nourrisson ne peut pas accéder à la position dépressive s’il n’a pas surmonté la position paranoïde.

Ici, le petit enfant commence à reconnaître un objet en totalité, incluant sa mère, ainsi que les personnes qui partagent sa vie au quotidien, lui permettant ainsi de prendre conscience qu’il est un individu indépendant et à part entière. De plus, il projette à la fois la haine et l’amour sur un même objet, et il est constaté que le moi est moins clivé par rapport à la position paranoïde.

De ce fait, l’enfant est plus apte à séparer la réalité interne et la réalité externe, ce qui le conduit à ressentir de la tristesse et de l’inquiétude pour un objet aimé. En d’autres termes, il ressent de l’angoisse dépressive qui se traduit par la peur de perdre cet objet. Afin de se protéger, l’enfant adopte des mécanismes de défense. Il y a notamment la réparation qui consiste à restaurer ce que l’enfant a détruit en adoptant des sentiments positifs à l’égard de l’objet aimé.

On constate également par la suite la défense maniaque. Elle se caractérise par la volonté de l’enfant de maîtriser ses sentiments sur la perte d’un objet aimé. Au fil du temps, cette perte n’est plus associée à la mort, lui permettant ainsi d’assimiler un sentiment de sécurité, ce qui est primordial dans le développement du moi.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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