La névrose de l’enfant, de la psychanalyse à la psychopathologie

La névrose de l’enfant, de la psychanalyse à la psychopathologie

La névrose de l’enfant tend à mettre en évidence l’existence des troubles psychiques éprouvés par ce dernier. La névrose infantile dispose de plusieurs degrés d’approches incluant l’immixtion dans le développement, les conflits de développement et enfin le conflit névrotique. Toutefois, ce sujet fait débat.

La névrose de l’enfant et la psychanalyse

En psychanalyse, la névrose de l’enfant est assimilée à celle de l’adulte. Freud a trouvé et théorisé dans toutes ses théories l’enfant refoulé chez l’adulte. Par transposition, le refoulement de l’enfant porte, en particulier, sur le nourrisson.

La névrose de l’enfant connaît deux noms célèbres en psychanalyse, ceux de Anna Freud et de Mélanie Klein. Les deux théorisaient des concepts différents. Pour Anna Freud, les symptômes névrotiques chez l’enfant sont synonymes de fragilité d’équilibre en ce qui concerne le Moi et les exigences pulsionnelles. Dans sa théorie, elle objecte quatre points essentiels de la psychanalyse dont l’interprétation des rêves ou encore la reconstruction du passé. Mélanie Klein réfute la conceptualisation d’Anna Freud et crée, elle-même, sa pratique de psychanalyse infantile par la technique du jeu.

La névrose de l’enfant, une approche psychopathologique

La névrose infantile a alors connu des descriptions freudiennes, faisant office de base dans d’autres domaines.

Comme toute base de phobie et de névrose, l’angoisse et l’anxiété sont des symptômes des troubles psychiques enfantins. Cette peur est sans objet et présente des manifestations somatiques. Dans le cadre de la névrose des enfants, cette angoisse est la conséquence d’une défaillance de l’équipement maturatif. Plus précisément, cette angoisse se traduit par des cris chez le nourrisson, des vomissements ou céphalées chez les enfants de 5 à 7 ans.

Les conduites phobiques apparaissent vers l’âge de 8 ans. La prise de conscience et la peur de la mort se rejoignent et peuvent conduire à la névrose, suivant les attitudes des parents. En d’autres termes, si les parents n’arrivent pas à atténuer la peur irraisonnée, la phobie envahira le Moi de l’enfant et engendrera des obstacles à son bon développement.

Les signes de conduites hystériques sont repérés en dessous de l’âge de 10 ans. Ils se traduisent par la simulation, la mythomanie. La névrose chez l’enfant, de par ces signes de conduite, peut atteindre un certain degré aigu et se manifester par une amnésie d’identité, un somnambulisme, etc.

L’inhibition est le premier des symptômes de la névrose. Cela se réfère à une limitation fonctionnelle du Moi pour éviter un conflit avec le ça. L’inhibition se traduit de deux manières : l’inhibition des conduites mentalisées et celle des conduites externes.

Le fonctionnement névrotique chez l’enfant connaît une certaine périodicité. En effet, les symptômes varient suivant l’âge. Cela comprend alors la période œdipienne, la période de latence et la psychodynamique.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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