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Le Mutisme Sélectif

par | Sep 21, 2022 | 0 commentaires

Le mutisme sélectif a été décrit pour la première fois en 1877 par Kussmaul (chercheur et médecin allemand) à propos de trois cas cliniques. Il a nommé ce trouble où les enfants savent parler, mais choisissent d’être silencieux (souvent en réaction à une situation traumatique). Il est un trouble de l’enfance relativement rare, qui touche entre 0,1 % et 2,2 % des enfants.

Le mutisme sélectif, c’est quoi ?

Le mutisme sélectif est un trouble de la communication défini comme une incapacité persistante à parler dans une ou plusieurs situations sociales (incluant souvent l’école), alors même que l’enfant est capable de comprendre le langage et de le parler dans d’autres situations (comme à la maison).

Considéré comme rare, le mutisme sélectif est en réalité probablement sous-diagnostiqué, certaines formes transitoires passant inaperçues, d’autres étant banalisées, voire déniées par l’entourage ou les enseignants. L’enfant mutique à l’école passe pour un enfant timide, et s’il ne présente pas d’autres troubles du comportement, son symptôme sera « toléré » sans que soient mesurées les conséquences néfastes d’un tel trouble, tant du point de vue des interactions sociales que de l’investissement scolaire.

Il est primordial de faire la distinction entre la timidité et le mutisme sélectif. Dans la majorité des cas, le mutisme est un symptôme d’anxiété. Il ne faut pas confondre le mutisme lié à une cause physiologique et le mutisme lié à une anxiété. Lorsqu’il n’est pas dû à une impossibilité physique de parler, le mutisme est donc considéré comme une psychopathologie. C’est-à-dire que l’enfant a la capacité de parler et de comprendre, mais que l’on observe une absence de parole dans des situations précises, notamment à l’école (l’enfant parle très bien à la maison et le mutisme apparaît dans le cadre scolaire).

L’enfant atteint de mutisme sélectif présente plusieurs signes observables :

  • L’enfant montre un échec constant à parler dans des situations sociales spécifiques lorsqu’il y a une attente de parole, même s’il parle dans d’autres situations.
  • Le mutisme interfère avec la réussite scolaire ou avec la communication sociale.
  • La durée de la perturbation est d’au moins un mois (sans compter le premier mois d’école).
  • L’incapacité de parler n’est pas attribuable à un manque de connaissance de la langue parlée requise dans la situation sociale.
  • La perturbation n’est pas mieux expliquée par un trouble de la communication et n’est pas exclusivement liée à un trouble du spectre autistique, à de la schizophrénie ou à un autre trouble psychotique.

Comment guérir du mutisme sélectif ?

En l’absence de soutien précoce pour remédier au mutisme sélectif, les personnes ayant souffert de ce trouble continuent souvent à avoir des problèmes de communication. Le mutisme sélectif est souvent lié à une réaction à un événement traumatisant (divorce, décès d’un parent, agression…). Dans sa forme typique, cela concerne essentiellement des enfants d’âge préscolaire, surtout des filles, ayant un tempérament timide, réservé, introverti. Il est dans 90 % des cas extra-familial (entourage amical, famille éloignée, voisinage, enseignants, camarades de classe…). Classiquement, il se développe de manière insidieuse et n’est découvert qu’au moment de la scolarisation par les enseignants ou les camarades de classe. Il faudra s’aider d’un psychothérapeute de soutien si l’enfant se retrouve en difficulté. Il existe plusieurs traitements comme la psychothérapie individuelle, la psychothérapie familiale ou le soutien en milieu scolaire.

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