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L'agoraphobie est souvent résumée à tort comme une peur des grands espaces. En réalité, ce trouble anxieux est beaucoup plus complexe. La personne ne redoute pas les lieux eux-mêmes, mais la possibilité de ne pas pouvoir s'échapper, être secourue ou contrôler une éventuelle crise d'angoisse.

Prendre le métro, conduire sur l'autoroute, faire ses courses dans un supermarché, assister à un concert, attendre dans une file ou simplement quitter son domicile deviennent progressivement des situations de plus en plus difficiles.

L'agoraphobie apparaît fréquemment après une ou plusieurs attaques de panique. Le cerveau établit alors un lien entre certains lieux et le risque de revivre cette expérience particulièrement angoissante. Peu à peu, les évitements se multiplient. Le monde semble devenir de plus en plus dangereux.

Pourtant, l'agoraphobie n'est pas une fatalité. Avec une prise en charge adaptée, il est possible de retrouver progressivement confiance en soi, en son corps et dans les situations autrefois redoutées.

En tant que psychothérapeute, Rodolphe Oppenheimer accompagne depuis de nombreuses années des patients souffrant d'agoraphobie, d'attaques de panique, d'anxiété généralisée, de phobies, de troubles obsessionnels compulsifs et de dépersonnalisation. Son approche associe les thérapies cognitives et comportementales (TCC), utilisées comme un véritable « anti-inflammatoire psychique » afin d'apaiser rapidement la souffrance, et la psychanalyse, qui permet d'explorer les racines profondes de l'anxiété afin d'obtenir une amélioration durable, jusqu'à l'extinction des symptômes.

Les consultations sont réalisées exclusivement en visioconsultation depuis Paris auprès de patients situés dans toute la France ainsi que dans l'ensemble des pays francophones.

Qu'est-ce que l'agoraphobie ?

L'agoraphobie est un trouble anxieux caractérisé par une peur importante des situations dans lesquelles il serait difficile de s'échapper ou d'obtenir rapidement de l'aide en cas de malaise.

La personne ne craint pas réellement le magasin, le train ou le cinéma.

Elle craint ce qui pourrait s'y produire.

Elle imagine qu'elle pourrait :

  • Faire une attaque de panique.
  • S'évanouir.
  • Perdre le contrôle.
  • Être incapable de sortir rapidement.
  • Être jugée par les autres.
  • Ne pas recevoir d'aide.

Le cerveau finit alors par considérer ces lieux comme dangereux.

Les situations les plus fréquemment évitées

Chaque personne développe ses propres stratégies d'évitement.

Les situations les plus souvent redoutées sont :

  • Les supermarchés.
  • Les centres commerciaux.
  • Les transports en commun.
  • Les avions.
  • Les trains.
  • Les ascenseurs.
  • Les tunnels.
  • Les autoroutes.
  • Les embouteillages.
  • Les salles de spectacle.
  • Les restaurants.
  • Les salles d'attente.
  • Les lieux très fréquentés.
  • Les grands espaces ouverts.
  • Le fait de rester seul loin de son domicile.

Certaines personnes finissent par ne plus pouvoir sortir sans être accompagnées.

D'autres limitent progressivement leurs déplacements à un périmètre très restreint.

Comment l'agoraphobie s'installe-t-elle ?

Dans la majorité des cas, tout commence par une attaque de panique.

La crise survient dans un lieu précis.

Le cerveau enregistre alors cette situation comme potentiellement dangereuse.

Lors du déplacement suivant, une simple pensée suffit à déclencher l'anxiété.

La personne évite alors cet endroit.

Elle ressent un soulagement immédiat.

Le cerveau interprète ce soulagement comme la preuve que l'évitement l'a protégée.

La fois suivante, il réclame un nouvel évitement.

Puis un autre.

Le cercle vicieux s'installe.

Les symptômes de l'agoraphobie

Les symptômes ressemblent souvent à ceux d'une attaque de panique.

Ils peuvent comprendre :

  • Palpitations.
  • Oppression thoracique.
  • Difficultés respiratoires.
  • Vertiges.
  • Sensation de faiblesse.
  • Tremblements.
  • Sueurs.
  • Bouffées de chaleur.
  • Nausées.
  • Impression de perdre le contrôle.
  • Peur de mourir.
  • Sensation de devenir fou.
  • Dépersonnalisation.
  • Déréalisation.

Ces manifestations sont très impressionnantes mais ne sont pas dangereuses.

Elles correspondent à une activation excessive du système d'alarme du cerveau.

Pourquoi les évitements aggravent-ils le trouble ?

Éviter une situation procure un soulagement immédiat.

Ce soulagement renforce cependant le fonctionnement anxieux.

Le cerveau conclut :

« Si je suis resté chez moi, c'est parce que dehors était dangereux. »

Chaque évitement confirme cette croyance.

Le territoire de sécurité devient progressivement de plus en plus petit.

Certaines personnes finissent par ne plus sortir de leur domicile.

Non pas parce qu'elles en sont incapables.

Mais parce que leur cerveau est convaincu qu'il les protège.

Les conséquences sur la vie quotidienne

Sans prise en charge, l'agoraphobie peut avoir des répercussions importantes.

Elle peut entraîner :

  • Un arrêt de travail.
  • Un isolement social.
  • Une perte d'autonomie.
  • Des difficultés familiales.
  • Une baisse de l'estime de soi.
  • Une dépression secondaire.
  • Une dépendance vis-à-vis des proches.

La personne souffre souvent davantage de ce qu'elle ne peut plus faire que des crises elles-mêmes.

Les TCC : retrouver progressivement sa liberté

Les thérapies cognitives et comportementales constituent aujourd'hui le traitement de référence de l'agoraphobie.

Rodolphe Oppenheimer les utilise comme un véritable « anti-inflammatoire psychique », afin de diminuer rapidement les mécanismes qui entretiennent la peur.

Les TCC permettent notamment :

  • De comprendre le fonctionnement du cerveau anxieux.
  • D'identifier les pensées catastrophiques.
  • De diminuer progressivement les comportements d'évitement.
  • De retrouver confiance dans les sensations corporelles.
  • De reprendre progressivement les déplacements abandonnés.
  • De restaurer l'autonomie.

Le travail est toujours progressif.

Il respecte le rythme du patient.

Chaque étape franchie renforce la confiance.

Pourquoi associer la psychanalyse ?

Lorsque les symptômes commencent à diminuer, une autre question peut apparaître.

Pourquoi mon cerveau a-t-il développé cette peur ?

Pourquoi ai-je autant besoin de contrôler les situations ?

Pourquoi l'idée de perdre le contrôle est-elle si angoissante ?

La psychanalyse permet d'explorer ces dimensions profondes.

Elle cherche à comprendre les conflits inconscients, les expériences anciennes, les traumatismes, les angoisses de séparation ou les blessures narcissiques qui peuvent favoriser l'installation de l'agoraphobie.

Cette approche complète les TCC.

Elle vise à favoriser une amélioration durable, jusqu'à l'extinction des symptômes.

Peut-on guérir de l'agoraphobie ?

Oui.

Des milliers de personnes retrouvent chaque année une vie normale.

La récupération est généralement progressive.

Chaque sortie réussie redonne au cerveau une nouvelle expérience de sécurité.

Petit à petit, les lieux autrefois redoutés redeviennent ordinaires.

La confiance revient.

L'autonomie également.

Quand consulter ?

Il est recommandé de consulter dès que certaines situations commencent à être évitées ou que les déplacements deviennent une source permanente d'anxiété.

Plus la prise en charge débute tôt, plus il est facile d'éviter que le cercle vicieux des évitements ne s'installe durablement.

Conclusion

L'agoraphobie est un trouble anxieux fréquent mais souvent très invalidant. Derrière la peur des lieux se cache surtout la peur de revivre une attaque de panique ou de perdre le contrôle.

Grâce à une prise en charge associant les thérapies cognitives et comportementales, qui permettent de retrouver rapidement confiance dans les situations redoutées, et la psychanalyse, qui explore les causes profondes du fonctionnement anxieux, il est possible de retrouver progressivement une vie libre, autonome et sereine, jusqu'à l'extinction des symptômes.