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Dépersonnalisation et déréalisation

Dépersonnalisation et déréalisation : Pourquoi ai-je l'impression de ne plus être moi-même ?

Mieux comprendre les sensations de dépersonnalisation et de déréalisation permet d’identifier les mécanismes anxieux en jeu et de retrouver un sentiment de présence et de sécurité.

Scène humaine illustrant : Dépersonnalisation et déréalisation : Pourquoi ai-je l'impression de ne plus être moi-même ?

La dépersonnalisation et la déréalisation comptent parmi les manifestations anxieuses les plus déroutantes. Les personnes qui en souffrent décrivent souvent une sensation de vivre derrière une vitre, d'être déconnectées d'elles-mêmes ou d'avoir l'impression que le monde est devenu irréel.

Ces symptômes sont si impressionnants que beaucoup craignent de devenir fous, de développer une schizophrénie ou de perdre définitivement le contact avec la réalité. Cette peur est compréhensible, mais elle repose sur une idée fausse.

La dépersonnalisation et la déréalisation ne sont pas des signes de folie. Elles correspondent à un mécanisme de protection du cerveau, qui apparaît généralement lors d'un niveau d'anxiété devenu trop important. Plus la personne lutte contre ces sensations, plus elles semblent s'intensifier.

Bonne nouvelle : ces troubles peuvent être compris et traités. Des milliers de personnes retrouvent progressivement une perception normale d'elles-mêmes et du monde qui les entoure.

En tant que psychothérapeute, Rodolphe Oppenheimer accompagne depuis de nombreuses années des patients souffrant de dépersonnalisation, de déréalisation, d'anxiété généralisée, d'attaques de panique, de troubles obsessionnels compulsifs et de phobies. Son approche associe les thérapies cognitives et comportementales (TCC), utilisées comme un véritable « anti-inflammatoire psychique » afin d'apaiser rapidement la souffrance, et la psychanalyse, qui permet d'explorer les racines profondes du trouble afin d'obtenir une amélioration durable, jusqu'à l'extinction des symptômes.

Les consultations sont réalisées exclusivement en visioconsultation depuis Paris auprès de patients situés dans toute la France ainsi que dans l'ensemble des pays francophones.

Qu'est-ce que la dépersonnalisation ?

La dépersonnalisation est une sensation de détachement vis-à-vis de soi-même.

La personne a l'impression de ne plus être totalement présente.

Elle peut avoir le sentiment :

  • De se regarder agir comme un spectateur.
  • De ne plus reconnaître certaines de ses émotions.
  • D'avoir perdu spontanément sa personnalité.
  • De fonctionner en pilote automatique.
  • De ne plus ressentir les choses comme avant.

Malgré ces impressions très troublantes, la personne garde parfaitement conscience que cette sensation est inhabituelle.

C'est un point essentiel.

Contrairement aux troubles psychotiques, le contact avec la réalité est conservé.

Mieux comprendre ce qui se joue

Identifier les signes de les sensations de dépersonnalisation et de déréalisation aide à sortir de la confusion et à retrouver des repères plus rassurants.

Qu'est-ce que la déréalisation ?

La déréalisation concerne davantage la perception du monde extérieur.

L'environnement paraît étrange.

Les lieux familiers semblent différents.

Les couleurs peuvent paraître moins vives.

Les sons semblent lointains.

Certaines personnes décrivent l'impression de vivre dans un rêve, dans un film ou derrière une vitre.

D'autres ont le sentiment que tout paraît artificiel.

Ces sensations sont extrêmement angoissantes, mais elles ne signifient pas que le cerveau est en train de « dysfonctionner ».

Elles traduisent au contraire une réaction de protection.

Pourquoi le cerveau produit-il ces sensations ?

Lorsque le niveau d'anxiété devient très élevé, le cerveau cherche à protéger la personne d'une surcharge émotionnelle.

Pour y parvenir, il diminue temporairement l'intensité des émotions.

Cette diminution peut donner l'impression d'être coupé de soi-même ou de son environnement.

Autrement dit, la dépersonnalisation et la déréalisation ne sont pas le problème.

Elles sont la conséquence d'un cerveau qui tente de gérer un stress devenu excessif.

Plus on comprend ce mécanisme, moins ces sensations paraissent menaçantes.

Les symptômes les plus fréquents

Chaque personne décrit son expérience avec des mots différents.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • Impression de vivre dans un rêve.
  • Sensation d'être derrière une vitre.
  • Impression de ne plus être soi-même.
  • Difficulté à ressentir les émotions.
  • Monde qui paraît irréel.
  • Impression que les personnes sont étranges.
  • Sensation de fonctionner en pilote automatique.
  • Hypervigilance permanente.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Fatigue mentale importante.
  • Anxiété.
  • Attaques de panique.
  • Peur de devenir fou.
  • Besoin constant de vérifier que l'on est normal.

Ces symptômes fluctuent souvent au cours de la journée.

Ils augmentent généralement avec le stress, la fatigue ou les ruminations.

Agir sur ce qui entretient la difficulté

Lorsque la peur des sensations dissociatives entretient leur surveillance, la thérapie aide à repérer puis à modifier progressivement les automatismes qui renforcent l’anxiété.

Pourquoi la peur entretient-elle le trouble ?

Le principal carburant de la dépersonnalisation est la peur.

La personne ressent une sensation inhabituelle.

Elle cherche immédiatement à la comprendre.

Elle vérifie si elle est toujours présente.

Elle consulte Internet.

Elle compare ses symptômes.

Elle se demande sans cesse :

« Est-ce que je redeviendrai normal ? »

« Et si je devenais schizophrène ? »

« Mon cerveau est-il définitivement abîmé ? »

Toutes ces vérifications maintiennent le cerveau focalisé sur les sensations.

Plus l'attention augmente, plus les symptômes paraissent importants.

Un véritable cercle vicieux s'installe.

Peut-on devenir fou ?

C'est la question que presque tous les patients posent lors de la première consultation.

La réponse est non.

Les personnes souffrant de dépersonnalisation ou de déréalisation ont précisément conscience que leurs sensations sont inhabituelles.

Cette conscience de leur état montre que le contact avec la réalité est préservé.

La peur de devenir fou fait partie du trouble anxieux.

Elle n'annonce pas une psychose.

Comprendre cette différence constitue souvent un immense soulagement.

Les TCC : retrouver rapidement un fonctionnement normal

Les thérapies cognitives et comportementales permettent d'agir rapidement sur les mécanismes qui entretiennent la dépersonnalisation.

Rodolphe Oppenheimer les utilise comme un véritable « anti-inflammatoire psychique », afin de réduire rapidement la peur et de casser le cercle vicieux.

Les TCC permettent notamment :

  • De comprendre le fonctionnement du cerveau anxieux.
  • De diminuer les vérifications permanentes.
  • De réduire les ruminations.
  • De retrouver progressivement une attention tournée vers l'extérieur.
  • De diminuer les comportements d'évitement.
  • De restaurer la confiance dans son cerveau.

L'objectif n'est pas de lutter contre les sensations.

Il est de ne plus les considérer comme dangereuses.

Construire un accompagnement adapté

Des outils concrets et un travail de fond peuvent aider à retrouver un sentiment de présence et de sécurité, à un rythme adapté et sans se brusquer.

Pourquoi compléter par une approche psychanalytique ?

Une fois les symptômes apaisés, une autre question apparaît souvent.

Pourquoi mon cerveau a-t-il eu besoin de mettre en place ce mécanisme de protection ?

La psychanalyse permet d'explorer les conflits inconscients, les traumatismes, les épisodes d'épuisement, les angoisses profondes ou les expériences de vie qui ont pu favoriser l'apparition de cette dissociation.

Cette démarche complète les TCC.

Elle ne cherche pas uniquement à faire disparaître les symptômes.

Elle vise également à comprendre pourquoi ils sont apparus afin de réduire le risque de récidive.

Peut-on guérir de la dépersonnalisation ?

Oui.

La très grande majorité des personnes retrouvent progressivement leurs sensations habituelles.

La récupération est rarement brutale.

Elle s'effectue souvent par étapes.

Au fil des semaines, les moments où les symptômes disparaissent deviennent plus nombreux.

Puis les épisodes s'espacent.

Enfin, ils cessent progressivement d'occuper toute la place.

La guérison repose autant sur la diminution de l'anxiété que sur la compréhension du fonctionnement du cerveau.

Quand consulter ?

Il est conseillé de consulter dès que les sensations de dépersonnalisation ou de déréalisation deviennent répétitives, provoquent une souffrance importante ou conduisent à modifier le quotidien.

Plus la prise en charge débute tôt, plus il est facile d'interrompre le cercle vicieux de la peur.

Conclusion

La dépersonnalisation et la déréalisation sont des mécanismes de protection mis en place par un cerveau soumis à une anxiété importante. Aussi impressionnantes soient-elles, elles ne traduisent ni une perte de contact avec la réalité ni une évolution vers la folie.

Grâce à une prise en charge associant les thérapies cognitives et comportementales, qui permettent d'agir rapidement sur les mécanismes anxieux, et la psychanalyse, qui explore les causes profondes de cette souffrance, il est possible de retrouver progressivement une perception apaisée de soi-même et du monde, jusqu'à l'extinction des symptômes.

Avancer vers un quotidien plus serein

Un accompagnement personnalisé peut vous aider à mieux comprendre les sensations de dépersonnalisation et de déréalisation, à réduire les automatismes anxieux et à retrouver un sentiment de présence et de sécurité.