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« J'oublie des mots, j'ai peur d'avoir Alzheimer. »

« J'entre dans une pièce et j'oublie pourquoi j'y suis allé. »

« Je relis plusieurs fois un texte parce que je ne retiens plus rien. »

« Plus j'oublie quelque chose, plus je panique. »

La peur de développer la maladie d'Alzheimer est devenue très fréquente.

Les campagnes d'information.

Les témoignages.

Les reportages.

Le vieillissement de la population.

Tout cela a rendu cette maladie particulièrement présente dans l'esprit du grand public.

Chez certaines personnes, cette inquiétude devient permanente.

Le moindre oubli est interprété comme un signe précoce.

Le moindre manque d'attention devient une preuve.

Le cerveau conclut rapidement :

« Je suis peut-être en train de perdre la mémoire. »

Cette peur est particulièrement fréquente chez les personnes souffrant de trouble anxieux généralisé, d'anxiété de santé, de burn-out ou de dépression.

Pourtant, dans la très grande majorité des cas, les difficultés de mémoire observées sont liées au fonctionnement du cerveau anxieux lui-même.

Cette souffrance est réelle.

Mais elle est très différente d'une maladie neurodégénérative.

En tant que psychothérapeute, Rodolphe Oppenheimer accompagne depuis de nombreuses années des patients souffrant d'anxiété de santé, de trouble anxieux généralisé, de burn-out, de dépression, de troubles obsessionnels compulsifs, de dépersonnalisation et d'attaques de panique. Son approche associe les thérapies cognitives et comportementales (TCC), utilisées comme un véritable « anti-inflammatoire psychique » afin de diminuer rapidement les mécanismes responsables de cette peur, et la psychanalyse, qui permet d'explorer les causes profondes de cette anxiété afin d'obtenir une amélioration durable, jusqu'à l'extinction des symptômes.

Les consultations sont réalisées exclusivement en visioconsultation depuis Paris auprès de patients situés dans toute la France ainsi que dans l'ensemble des pays francophones.

Pourquoi ai-je l'impression de perdre la mémoire ?

Lorsque le cerveau est anxieux, une grande partie de son énergie est consacrée à surveiller les dangers.

Il rumine.

Il anticipe.

Il analyse.

Il vérifie.

Cette surcharge réduit temporairement les capacités d'attention.

Or, sans attention, il devient beaucoup plus difficile d'enregistrer correctement les informations.

Le problème ne vient donc pas de la mémoire.

Il vient souvent de l'attention.

Pourquoi est-ce que j'oublie des mots ?

Tout le monde cherche parfois un mot.

Tout le monde oublie un prénom.

Tout le monde égare ses clés.

Chez une personne anxieuse, ces oublis deviennent immédiatement inquiétants.

Le cerveau pense :

« Ce n'est pas normal. »

« C'est peut-être Alzheimer. »

Cette interprétation augmente le stress.

Et le stress diminue encore davantage les capacités de concentration.

Le cercle vicieux s'installe.

Pourquoi le stress fait-il autant baisser la mémoire ?

Sous l'effet d'un stress chronique, le cerveau privilégie la survie.

Il devient moins disponible pour :

La mémorisation.

L'apprentissage.

La concentration.

La réflexion.

Ce phénomène est parfaitement connu.

Il est réversible lorsque l'anxiété diminue.

Pourquoi plus je vérifie ma mémoire, plus elle semble mauvaise ?

Beaucoup de personnes se testent constamment.

Elles cherchent des mots.

Elles récitent des listes.

Elles vérifient si elles se souviennent de leurs rendez-vous.

Elles s'inquiètent du moindre oubli.

Cette auto-surveillance permanente augmente la pression.

Or, plus on met la mémoire sous tension, moins elle fonctionne efficacement.

Les signes les plus fréquents de l'anxiété

Les personnes concernées décrivent souvent :

  • Des difficultés de concentration.
  • Une impression de brouillard mental.
  • Des oublis de détails récents.
  • Une fatigue intellectuelle.
  • Des difficultés à suivre une conversation.
  • Une impression de réfléchir moins vite.
  • Une difficulté à lire longtemps.
  • Une sensation que « le cerveau tourne au ralenti ».

Ces symptômes sont extrêmement fréquents dans les troubles anxieux et dépressifs.

Les comportements qui entretiennent cette peur

Pour se rassurer, beaucoup de personnes :

  • Recherchent les symptômes d'Alzheimer sur Internet.
  • Réalisent régulièrement des tests de mémoire.
  • Demandent à leurs proches s'ils oublient davantage qu'avant.
  • Relisent plusieurs fois les mêmes informations.
  • Consultent plusieurs médecins.
  • Analysent chacun de leurs oublis.

Ces comportements procurent un soulagement temporaire.

Mais ils renforcent progressivement l'inquiétude.

Les conséquences sur la vie quotidienne

À force de craindre une maladie neurodégénérative, certaines personnes :

  • Perdant confiance dans leurs capacités intellectuelles.
  • Évitent certaines responsabilités.
  • Renoncent à des projets professionnels.
  • Se replient progressivement sur elles-mêmes.
  • Développent une anxiété permanente.
  • Perdent le plaisir de lire ou d'apprendre.

La peur finit parfois par être beaucoup plus invalidante que les oublis eux-mêmes.

Les TCC : retrouver confiance dans sa mémoire

Les thérapies cognitives et comportementales constituent aujourd'hui l'une des approches les plus efficaces pour traiter cette peur.

Rodolphe Oppenheimer les utilise comme un véritable « anti-inflammatoire psychique », afin de diminuer rapidement les interprétations catastrophiques et les comportements de vérification.

Les TCC permettent notamment :

  • De comprendre pourquoi l'anxiété perturbe la concentration.
  • De réduire les comportements de surveillance.
  • De diminuer les pensées catastrophiques.
  • De retrouver progressivement confiance dans ses capacités cognitives.
  • De restaurer l'attention.
  • De réduire les ruminations qui épuisent le cerveau.

L'objectif n'est pas d'obtenir une mémoire parfaite.

L'objectif est de retrouver une mémoire normale, libérée de la peur permanente.

Pourquoi associer la psychanalyse ?

Lorsque les symptômes diminuent, certaines interrogations apparaissent.

Pourquoi ai-je si peur de perdre mes capacités intellectuelles ?

Pourquoi le vieillissement m'angoisse-t-il autant ?

Pourquoi ai-je autant besoin de contrôler mon fonctionnement mental ?

La psychanalyse permet d'explorer les conflits inconscients, les expériences familiales, les deuils, les traumatismes, les angoisses existentielles ou les blessures narcissiques qui peuvent favoriser cette peur.

Cette approche complète les TCC.

Elle favorise une compréhension profonde du fonctionnement psychique et une amélioration durable.

Peut-on retrouver confiance dans sa mémoire ?

Oui.

Lorsque l'anxiété diminue, l'attention s'améliore.

La concentration revient.

Les oublis deviennent beaucoup moins fréquents.

Le cerveau cesse progressivement de transformer chaque distraction en preuve de maladie.

La confiance revient.

Les capacités intellectuelles retrouvent toute leur place.

Quand consulter ?

Il est conseillé de consulter lorsque la peur de développer la maladie d'Alzheimer devient quotidienne, entraîne des comportements de vérification, des recherches incessantes ou une souffrance psychologique importante.

Une prise en charge précoce permet souvent d'interrompre rapidement ce cercle vicieux.

Conclusion

La peur de développer la maladie d'Alzheimer est une manifestation fréquente de l'anxiété de santé. Elle ne traduit généralement pas une maladie neurodégénérative, mais un cerveau qui interprète de manière catastrophique des oublis banals, très souvent liés au stress, à l'anxiété ou à la fatigue.

Grâce à une prise en charge associant les thérapies cognitives et comportementales, qui permettent de réduire rapidement les comportements de vérification et les interprétations anxieuses, et la psychanalyse, qui explore les causes profondes de cette peur, il est possible de retrouver progressivement confiance dans sa mémoire, de vivre sans analyser chaque oubli et de retrouver une vie intellectuelle sereine, jusqu'à l'extinction des symptômes.