« Je réfléchis du matin jusqu'au soir. »
« Mon cerveau ne me laisse jamais tranquille. »
« Même devant la télévision, je continue à penser. »
« J'aimerais pouvoir appuyer sur un bouton pour arrêter mes pensées. »
Ces phrases reviennent quotidiennement chez les personnes souffrant d'anxiété.
Le cerveau semble incapable de faire une pause.
Il réfléchit.
Il analyse.
Il prévoit.
Il compare.
Il imagine.
Même lorsqu'aucun problème particulier n'existe, il cherche un nouveau sujet d'inquiétude.
Cette activité mentale permanente est extrêmement fatigante.
Elle donne parfois l'impression de perdre le contrôle de son esprit.
Pourtant, il ne s'agit pas d'un cerveau qui fonctionne mal.
Il s'agit au contraire d'un cerveau qui fonctionne trop.
Comme un moteur qui resterait constamment à très haut régime.
Cette suractivité mentale constitue l'un des mécanismes centraux du trouble anxieux généralisé, des troubles obsessionnels compulsifs, de l'anxiété de santé et de nombreuses phobies.
Heureusement, elle peut être profondément modifiée.
En tant que psychothérapeute, Rodolphe Oppenheimer accompagne depuis de nombreuses années des patients souffrant de trouble anxieux généralisé, de ruminations, de troubles obsessionnels compulsifs, de dépersonnalisation, d'attaques de panique et de stress chronique. Son approche associe les thérapies cognitives et comportementales (TCC), utilisées comme un véritable « anti-inflammatoire psychique » afin de diminuer rapidement les mécanismes responsables de cette suractivité mentale, et la psychanalyse, qui permet d'explorer les causes profondes de ce fonctionnement afin d'obtenir une amélioration durable, jusqu'à l'extinction des symptômes.
Les consultations sont réalisées exclusivement en visioconsultation depuis Paris auprès de patients situés dans toute la France ainsi que dans l'ensemble des pays francophones.
Pourquoi mon cerveau pense-t-il sans arrêt ?
Le cerveau possède une mission essentielle.
Assurer notre sécurité.
Chez une personne anxieuse, il croit que réfléchir davantage permettra d'éviter les dangers.
Il cherche donc à prévoir toutes les possibilités.
Toutes les erreurs.
Toutes les catastrophes.
Toutes les solutions.
Le problème est qu'il n'existe jamais de réponse définitive.
Le cerveau recommence alors.
Encore.
Et encore.
Pourquoi est-il si difficile de "ne penser à rien" ?
Beaucoup de patients se reprochent de ne pas réussir à arrêter leurs pensées.
Ils pensent manquer de volonté.
En réalité, demander à un cerveau anxieux de ne plus penser revient à demander à un détecteur de fumée de ne plus détecter la fumée.
Il accomplit précisément la mission qu'il croit indispensable.
Le travail thérapeutique consiste donc à lui apprendre que cette vigilance permanente n'est plus nécessaire.
Les sujets qui occupent le cerveau
Selon les personnes, les pensées concernent :
- La santé.
- Les enfants.
- Le travail.
- Les finances.
- Le couple.
- Les décisions.
- Les erreurs du passé.
- L'avenir.
- Les symptômes physiques.
- Les pensées intrusives.
- Les obligations quotidiennes.
Le contenu varie.
Le mécanisme reste identique.
Le cerveau refuse de lâcher prise.
Pourquoi suis-je plus fatigué mentalement que physiquement ?
Beaucoup de patients disent :
« Je n'ai presque rien fait aujourd'hui, pourtant je suis épuisé. »
Cette fatigue est logique.
Réfléchir en permanence consomme énormément d'énergie.
Le cerveau travaille sans interruption.
Même lorsque le corps est immobile.
Cette dépense énergétique explique la sensation fréquente de brouillard mental.
Pourquoi mon cerveau continue-t-il le soir ?
Le silence favorise souvent l'apparition des pensées.
Lorsque les sollicitations extérieures diminuent, le cerveau se retrouve seul avec lui-même.
Il reprend immédiatement ses analyses.
Les inquiétudes reviennent.
Les scénarios recommencent.
C'est pourquoi beaucoup de personnes ont davantage d'anxiété au coucher.
Pourquoi les vacances ne suffisent-elles pas ?
Certaines personnes pensent :
« Si je pouvais partir une semaine, tout irait mieux. »
Pourtant, beaucoup constatent que leur cerveau continue exactement de la même manière.
Pourquoi ?
Parce que le problème ne vient pas uniquement de l'environnement.
Il provient surtout du fonctionnement anxieux du cerveau.
Même dans un endroit magnifique, il peut continuer à chercher des dangers.
Les conséquences sur la vie quotidienne
Cette activité mentale permanente entraîne souvent :
- Une fatigue psychique importante.
- Des difficultés de concentration.
- Une baisse de mémoire.
- Une irritabilité.
- Des troubles du sommeil.
- Une difficulté à profiter du moment présent.
- Une impression de vivre constamment dans sa tête.
Le cerveau finit par prendre toute la place.
Les TCC : apprendre au cerveau à ralentir
Les thérapies cognitives et comportementales constituent aujourd'hui l'une des approches les plus efficaces pour réduire cette suractivité mentale.
Rodolphe Oppenheimer les utilise comme un véritable « anti-inflammatoire psychique », afin de diminuer rapidement les mécanismes qui entretiennent les ruminations et les anticipations.
Les TCC permettent notamment :
- De comprendre pourquoi le cerveau fonctionne ainsi.
- D'identifier les ruminations.
- De différencier les problèmes réels des inquiétudes hypothétiques.
- De diminuer progressivement le temps consacré aux pensées anxieuses.
- De retrouver une attention davantage tournée vers le présent.
- De restaurer une véritable sensation de calme intérieur.
L'objectif n'est pas de ne plus penser.
L'objectif est que les pensées cessent de gouverner votre vie.
Pourquoi associer la psychanalyse ?
Lorsque le cerveau commence à ralentir, certaines questions deviennent accessibles.
Pourquoi ai-je autant besoin de tout comprendre ?
Pourquoi le silence me met-il mal à l'aise ?
Pourquoi ai-je tant de difficultés à lâcher prise ?
La psychanalyse permet d'explorer les conflits inconscients, les exigences internes, les expériences précoces, les traumatismes ou les blessures anciennes qui peuvent favoriser cette activité mentale permanente.
Cette approche complète les TCC.
Elle permet une compréhension plus profonde du fonctionnement psychique et favorise une amélioration durable.
Peut-on retrouver un cerveau plus calme ?
Oui.
Le cerveau possède une remarquable capacité d'adaptation.
Lorsqu'il comprend progressivement que tout ne représente pas une menace, il ralentit naturellement.
Les pensées deviennent moins envahissantes.
Les moments de silence réapparaissent.
Le sommeil s'améliore.
Le plaisir revient.
Le cerveau cesse progressivement de fonctionner comme une machine à anticiper les catastrophes.
Quand consulter ?
Il est conseillé de consulter lorsque cette activité mentale permanente entraîne une fatigue importante, des troubles du sommeil, des ruminations quotidiennes ou une souffrance psychologique durable.
Une prise en charge précoce permet souvent de retrouver rapidement un meilleur équilibre.
Conclusion
Avoir l'impression que son cerveau ne s'arrête jamais est une expérience fréquente dans les troubles anxieux. Il ne s'agit pas d'un signe de faiblesse ni d'un défaut de personnalité, mais d'un cerveau qui cherche en permanence à assurer votre sécurité en anticipant tous les risques possibles.
Grâce à une prise en charge associant les thérapies cognitives et comportementales, qui permettent de réduire rapidement les ruminations et l'hyperactivité mentale, et la psychanalyse, qui explore les causes profondes de ce besoin permanent d'anticipation, il est possible de retrouver progressivement un esprit plus calme, plus disponible et plus libre, jusqu'à l'extinction des symptômes.