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Qu’est-ce que le syndrome de la tête qui explose

par | 20 Mai 2020 | 0 commentaires

On sait relativement peu de choses sur le syndrome de la tête qui explose et la paralysie du sommeil, nous lançons donc la première enquête à grande échelle sur les deux troubles.

Outre les explosions, d’autres types de bruits forts sont perçus pendant ces épisodes, comprenant des bruits de coups de feu ou de feux d’artifice, de tonnerre, ou le bruit de portes qui claquent.

De tous les troubles du sommeil, le « syndrome de la tête qui explose » a sans doute le nom le plus intrigant qu’il soit. Il a été décrit comme « une parasomnie sensorielle caractérisée par la perception de bruits forts et/ou une sensation d’explosion dans la tête lors de la transition entre l’endormissement et le sommeil. Ces bruits ne sont pas associés à une douleur, mais conduisent à une excitation brutale et à un sentiment de peur ».

Bien que ce phénomène ait été décrit pour la première fois dès 1876, il n’a reçu son nom qu’en 1988. Malgré sa longue histoire, il a reçu très peu d’attention des scientifiques en matière de recherche, la plupart de nos connaissances étant basées sur de petits échantillons, sur des bribes d’histoires. Nous sommes également intéressés par le phénomène, tout aussi intrigant, de la paralysie du sommeil, qui suppose une période temporaire de paralysie survenant entre le sommeil et l’éveil, souvent accompagnée d’hallucinations. Si vous avez déjà souffert de ce type de crises ou de paralysie du sommeil, vous avez fatalement été très anxieux par ce phénomène.

En plus des explosions, d’autres types de bruits forts sont perçus lors des épisodes. Cela comprend des bruits de coups de feu, des feux d’artifice, des bruits de tonnerre, des portes qui claquent, des applaudissements, des cris ou des bruits musicaux comme des cymbales. 

Il peut également y avoir des bips, des bourdonnements et des visions statiques. Cela peut s’accompagner de sensations électriques, de palpitations, de difficultés respiratoires, de transpiration, de voir un éclair de lumière. Sans surprise, une peur intense causée par la croyance que quelque chose ne va vraiment pas. Bien que les épisodes soient généralement considérés comme sans danger, dans une minorité de cas, les personnes atteintes consultent des médecins. Il existe un risque réel de diagnostic erroné, avec des conséquences cliniques potentiellement importantes, compte tenu du manque généralisé de connaissances des professionnels de la santé sur ce phénomène sous-étudié.

Des recherches récentes ont contredit l’idée que ce symptôme est rare. Une étude a révélé que 10,7% des sujets sont asymptomatiques, 10% des patients souffrent d’un trouble du sommeil et 18% des étudiants ont déclaré qu’ils avaient subi ce symptôme au moins une fois et la grande majorité de ces personnes ont eu des crises à plusieurs reprises. Cette dernière étude a également trouvé une prévalence égale chez les hommes et les femmes contrairement aux études antérieures qui avaient trouvé une plus grande sensibilité chez les femmes.

Il y a eu très peu d’études sur les options de traitement de ce trouble. Plusieurs études à petite échelle ont produit des résultats prometteurs en utilisant différentes interventions pharmacologiques. De plus, la thérapie peut être utile. Le simple fait d’informer les personnes atteintes de la nature de ce syndrome suffit parfois à rassurer les personnes touchées, dans la mesure où les épisodes cessent. Cela pourrait être dû à une réduction de l’anxiété associée à l’endormissement.

L’enquête, menée par des chercheurs de l’Université de Londres, et promue par le magazine BBC Focus, appelle le grand public à nous parler de leurs propres habitudes de sommeil et de leurs expériences inhabituelles liées au sommeil. 

Nous sommes tout aussi désireux d’obtenir des réponses de personnes qui n’ont jamais subi ce syndrome et/ou cette paralysie du sommeil à laquelle nous nous sommes intéressés afin de connaître les différences possibles entre les personnes en souffrant et ceux qui n’ont pas de souci.

Les questions qui nous intéressent particulièrement sont les suivantes:

Quelle est la relation entre ces expériences de sommeil inhabituelles et d’autres habitudes de sommeil ? 

Dans quelle mesure ces expériences interfèrent-elles avec votre vie en général ? 

Selon vous, quelles sont les causes de ces expériences ? 

Que faites-vous, le cas échéant, pour empêcher les épisodes de se reproduire ou les gérer lorsqu’ils surviennent ? 

Quelle est l’efficacité de ces tentatives ?

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