Le saviez-vous ? L’anxiété en train est très
souvent liée au syndrome de l’enfermement passif. Contrairement à la
voiture, vous ne pouvez pas décider de vous arrêter sur le côté si
vous vous sentez mal, ce qui réveille l’angoisse de la perte de
contrôle.
Éviter les voyages longue distance, paniquer lorsque les portes du
wagon se ferment, ou ressentir une oppression grandissante à chaque
arrêt en gare… Moins médiatisée que la peur de l’avion, l’anxiété en
train est pourtant une source de stress majeure pour de nombreux
voyageurs, souvent liée à une peur de la foule ou de
l’enfermement.
Pourquoi le train déclenche-t-il de l’anxiété ?
Le train cumule plusieurs facteurs environnementaux qui peuvent
agresser un système nerveux sensible :
- La sensation de confinement : Les rames de
train sont des espaces clos, parfois bondés, où la proximité physique
avec les autres passagers peut être pesante. - La peur du malaise : L’angoisse de faire une crise d’angoisse aiguë entre deux gares
éloignées, sans possibilité de descendre immédiatement. - Les signaux sensoriels : Les vibrations, le
bruit des rails et les changements de luminosité (comme le passage
sous un tunnel) peuvent provoquer de légers vertiges assimilés à de la
déréalisation.
3 astuces pour voyager en train sereinement
Pour désamorcer l’angoisse du voyage ferroviaire, vous devez
reprendre une part de contrôle sur votre environnement direct.
1. Choisissez votre place stratégiquement
Lors de la
réservation, privilégiez une place côté couloir pour ne pas vous
sentir bloqué contre la vitre. Si possible, installez-vous près des
plates-formes de sortie ou des toilettes. Savoir que vous pouvez vous
lever et marcher facilement réduit la sensation d’enfermement.
2. Pratiquez l’ancrage visuel par la fenêtre
Si le
mouvement ou le défilement rapide du paysage vous donne le tournis ou
alimente votre stress, ne fixez pas le paysage proche. Regardez plutôt
l’horizon lointain, ou fermez les rideaux et concentrez-vous sur un
point fixe à l’intérieur du wagon (votre livre, vos mains).
3. Utilisez l’astuce de la distraction active
Ne restez pas
passif à attendre que le trajet se termine. Occupez vos mains et votre
esprit : écrivez, jouez à un jeu sur votre téléphone, faites des mots
croisés ou dessinez. L’action mentale empêche votre cerveau de lancer
des scénarios catastrophes.
Avancer pas à pas
Si prendre le train vous demande un courage immense, commencez par
de très courts trajets de quelques minutes seulement (une ou deux
gares), idéalement accompagné d’un proche. Augmentez la distance au
fur et à mesure que votre confiance grandit. C’est en habituant votre
cerveau à ces situations que vous ferez reculer l’agoraphobie et l’anxiété de transport.
En cas de crise soudaine en plein trajet, utilisez
immédiatement la méthode de secours rapide : la méthode d’ancrage
5-4-3-2-1.
Prendre rendez-vous
Si ces difficultés perturbent votre quotidien, un accompagnement psychothérapeutique peut vous aider à mieux comprendre ce qui déclenche l’angoisse et à avancer à votre rythme. Contacter Rodolphe Oppenheimer.
Repères documentaires
- National Institute for Health and Care Excellence. Generalised anxiety disorder and panic disorder in adults: management (CG113). Consulter la source
- Papola, D. et al. (2022). Comparative efficacy and acceptability of psychotherapies for panic disorder with or without agoraphobia: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. British Journal of Psychiatry, 221(3), 507-519. Consulter la source
- Swedish Council on Health Technology Assessment. Treatment of Anxiety Disorders: A Systematic Review. Consulter la source