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Anxiété sociale chez l’adolescent : aider sans forcer ni minimiser

Parent à l’écoute de son adolescent autour d’une table.

Par Rodolphe Oppenheimer, psychothérapeute et psychanalyste.

Votre adolescent renonce à une sortie, évite de parler en classe ou semble très inquiet avant de retrouver un groupe. Vous hésitez entre l’encourager davantage et le laisser tranquille. Il peut être difficile de savoir ce qui relève d’une réserve habituelle, d’une situation scolaire éprouvante ou d’une anxiété qui le fait souffrir.

Le premier repère est le retentissement dans sa vie, plutôt qu’une comparaison avec les jeunes de son âge. Une personne discrète n’a pas nécessairement besoin de devenir plus sociable. En revanche, renoncer à ce qu’elle souhaite vivre parce qu’elle craint constamment le jugement mérite de l’attention.

Ouvrir la conversation sans imposer une explication

Choisissez un moment calme et partez d’un fait : « J’ai remarqué que tu ne veux plus aller à cette activité. Comment ça se passe pour toi ? » Laissez une place à sa réponse, y compris si elle ne vient pas immédiatement.

Une difficulté sociale peut avoir plusieurs causes. Le harcèlement, un conflit, une difficulté d’apprentissage ou un environnement trop éprouvant doivent pouvoir être évoqués. Si le contexte est réellement dangereux ou humiliant, la priorité est de protéger le jeune, pas de lui apprendre à le supporter.

Encourager un objectif qui lui appartient

Demandez-lui ce qu’il aimerait pouvoir faire plus facilement. Il peut souhaiter retrouver un ami, poser une question à un enseignant ou participer à une activité précise. Choisir ensemble une petite étape aide à éviter une pression supplémentaire.

Valorisez l’effort sans faire de chaque échange un bilan de performance. Après une tentative, une question ouverte peut suffire : « Qu’est-ce qui t’a aidé ? » S’il n’a pas pu aller au bout, cherchez ce qui a rendu l’étape trop difficile, sans transformer cela en faute.

Trouver sa place de parent

Votre présence peut être un appui. Vous pouvez préparer une conversation avec lui, accompagner un premier rendez-vous ou échanger avec l’établissement en tenant compte de son âge et de son point de vue.

Faire systématiquement toutes les démarches à sa place peut cependant réduire les occasions d’expérimenter. La question est de trouver une aide ajustée, qui évolue avec lui. Il n’est pas nécessaire de retirer brutalement un soutien pour favoriser son autonomie.

Chercher une aide adaptée

Lorsque l’évitement s’installe, que la scolarité, les amitiés ou le sommeil sont affectés, un médecin ou un professionnel de santé mentale formé à l’adolescence peut évaluer la situation. Il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs mois pour demander conseil.

Les TCC font partie des approches proposées pour l’anxiété sociale chez les jeunes. L’accompagnement tient compte du développement, de la famille et de l’école. Le but est de permettre à l’adolescent d’accéder davantage à la vie qu’il souhaite, avec son rythme et sa personnalité.

Pour approfondir

Psychothérapie en visio pour les adolescents souffrant de troubles anxieux

Mon adolescent ne m'écoute plus : comment retrouver une relation apaisée ?

Sources et repères

NHS — Anxiety in children : repères pour les parents

NICE CG159 — Social anxiety disorder : recommandations de prise en charge

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Prendre rendez-vous

Le plus difficile, c’est souvent le premier rendez-vous.

Vous n’avez rien à préparer. Le premier échange sert à faire connaissance et à voir si ce cadre vous convient.

Tarif 65 € la séance

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