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Arachnophobie, la peur des araignées

Petits et grands frémissent à la vue de ces bestioles à huit pattes dont la taille n’excède pas généralement les quelques centimètres. Affectant davantage les femmes, la peur des araignées est fréquente et banale, mais, lorsque cette crainte se révèle difficile à maîtriser, et engendre des réactions excessives, elle relève alors de la phobie ; loin d’être inoffensives, les araignées représentent dans ce cas un véritable cauchemar. Faisons le point sur l’arachnophobie.

Arachnophobie, une phobie handicapante

« Ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse » : cette phrase doit compter parmi les plus détestées chez les personnes arachnophobes. Ces dernières ont de grandes difficultés à observer cette simple logique, la peur qu’elles ont des araignées effectivement excédant la gêne ou la répulsion que beaucoup éprouvent lorsqu’ils sont à proximité de ces petites bêtes ; une simple image ou la seule évocation d’une araignée suffit à les perturber d’une façon exagérée. Les causes de l’arachnophobie ne sont pas établies, mais comme les autres phobies, ses conséquences peuvent être très gênantes pour la vie quotidienne de la personne affectée. Elle se traduira par une grande angoisse, des crises de panique ou des crises de tachycardie, entre autres réactions parmi les plus communes. Par ailleurs, cette phobie peut également conduire une personne phobique à s’isoler ; évitant tout contact avec les araignées, elle fuira tous les lieux où elle sera susceptible d’y être confrontée, comme les espaces naturels, les forêts, les caves ou les greniers.

Quelles en sont les causes ?

La peur extrême des araignées serait tout d’abord génétique ; son existence remonte à une ère très lointaine, et elle relevait d’une question de survie dans les temps anciens. L’arachnophobie se serait alors potentiellement inscrite dans les gênes des êtres humains. Une étude portée sur des enfants âgés de six mois a renforcé cette théorie : en effet, la simple vue d’une image d’araignée engendrait chez certains d’entre eux une large dilatation des pupilles, signe d’un énorme stress. D’autres facteurs entrent également en cause, comme les facteurs environnementaux ou encore éducatifs (le cinéma favorise grandement la diffusion de cette phobie). Par ailleurs, la peur des araignées s’explique aussi par le manque de connaissances vis-à-vis des arachnides.

Comment soigner la peur des araignées

La peur extrême des araignées reste généralement incomprise, c’est pourquoi il est important de recourir aux services d’un thérapeute professionnel.  En effet, les phobiques eux-mêmes n’arrivent pas à comprendre leur peur. Le rôle des psychothérapeutes trouve là toute son importance ; par les séances de thérapie, il s’agira d’identifier la source de la phobie, pour la comprendre et enfin la combattre. Ce suivi peut notamment se dérouler dans le cadre d’une thérapie cognitivo-comportementale, dite TCC ; le patient sera exposé progressivement à la situation phobogène, par réalité virtuelle ou dans une situation réelle, avec l’assistance de son psychothérapeute. Un traitement médicamenteux peut également être mis en place, comme le propranolol par exemple, même si cette pharmacopée est encore peu utilisée et n’a pas complètement fait ses preuves.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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