Psychoses : Origine, Symptôme et Signes

Psychoses : Origine, Symptôme et Signes

La psychose implique une perte de contact avec la réalité et peut comporter des hallucinations et des délires. C’est un symptôme de la schizophrénie et du trouble bipolaire, mais il existe de nombreuses autres causes.

Origine du terme psychose

Le terme psychose est le dérivé du mot grec psyché, qui signifie « âme », « esprit » ou « souffle ». Les Grecs de l’Antiquité croyaient que le souffle était la force animatrice de la vie. Ils pensaient que lorsque le souffle quittait le corps, comme ce qui se produit dans la mort, l’âme quittait le corps également. Les mots qui contiennent la racine de la psyché (par exemple, psychiatre, psychiatrie, etc.) sont associés à l’essence de la vie (généralement liée à l’âme ou à l’esprit humain). De ce fait, la psychose peut signifier qu’une personne a perdu l’essence de la vie — qu’elle a développé une vision privée du monde ou une réalité privée non partagée par les autres.

Différence entre psychoses et névrose

Il est difficile de distinguer clairement les psychoses de la classe des troubles mentaux moins graves connus sous le nom de psychonévroses (communément appelées névroses). En effet une névrose peut être si grave, invalidante ou désorganisante.

Quant aux patients souffrant des maladies psychotiques, ils présentent un sens perturbé de la réalité et une désorganisation de la personnalité qui les distinguent des névrosés. Ces patients croient aussi souvent qu’ils n’ont rien à craindre, malgré les preuves palpables du contraire, comme en témoigne leur comportement confus ou bizarre.

Les psychotiques peuvent nécessiter une hospitalisation parce qu’ils ne peuvent pas prendre soin d’eux-mêmes ou parce qu’ils peuvent constituer un danger pour eux et pour les autres.

Les symptômes de la psychose

Les psychoses peuvent être divisées en deux catégories : organiques et fonctionnelles.

Les psychoses organiques se caractérisent par un fonctionnement cérébral anormal qui est causé par une anomalie physique. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une maladie organique du cerveau.

Cependant, l’altération des fonctions cérébrales qui précipite les hallucinations et les délires est plus souvent associée à des troubles psychiatriques spécifiques. Ils sont classés dans la catégorie des psychoses fonctionnelles.

Psychoses fonctionnelles

La schizophrénie est la plus courante et la plus potentiellement sévère des psychoses. Généralement, ses symptômes se manifestent pour la première fois à l’adolescence ou au début de la vie adulte. Les principaux symptômes sont la présence d’hallucinations et d’idées délirantes, un discours et un comportement désorganisés. Un manque d’expression émotionnelle et un manque marqué d’énergie font également partie des signes de la schizophrénie.

Pour qu’un diagnostic définitif ait lieu, ces symptômes doivent être présents pendant au moins six mois et doivent altérer la capacité de la personne à fonctionner.

L’évolution de la maladie est variable. Certains souffrent d’un schizophrénique épisode aigu puis se rétablissent définitivement. D’autres souffrent d’épisodes répétés avec des périodes de rémission entre les deux. Certaines personnes deviennent chroniquement psychotiques et doivent être hospitalisées en permanence.

Malgré des recherches prolongées, les causes de la schizophrénie restent largement inconnues. Il est clair qu’il existe une prédisposition génétique, héréditaire à la maladie. D’autres psychoses fonctionnelles comprennent les troubles de l’humeur, également connus sous le nom de troubles affectifs.

Psychoses organiques

Les psychoses organiques se manifestent par des hallucinations et des délires. Une personne peut éprouver ces deux signes à la fois ou juste l’un d’eux. Ces indications sont plus souvent causées par une perturbation ou une modification des fonctions cérébrales. Les troubles du sommeil ou la privation sensorielle prolongée peuvent également en être les causes.

Une hallucination est une perception sensorielle ressentie uniquement par la personne affectée ; elle n’est pas partagée par d’autres. Par exemple, les personnes souffrant d’hallucinations peuvent entendre une voix leur disant de se suicider ou de se couper, mais personne d’autre ne peut entendre cette voix.

De nombreuses drogues peuvent altérer les fonctions cérébrales et provoquer des symptômes de psychoses. Les dommages cérébraux causés par l’alcool peuvent également entraîner des troubles de la mémoire et une diminution importante des capacités intellectuelles et des aptitudes sociales.

Rodolphe Oppenheimer

Rodolphe Oppenheimer, Psychothérapeute Psychanalyste à Paris

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